Panne de voiture électrique : ce qui change pour le dépannage
Une électrique en rade, ce n'est presque jamais la grosse batterie : dans la majorité des cas, c'est la petite 12V. Et pour le remorquage, une seule règle : le plateau.
La panne la plus fréquente : la batterie 12V, pas la traction
Surprise pour beaucoup de conducteurs : les véhicules électriques ont aussi une batterie 12V classique, qui alimente l'électronique, les serrures et les calculateurs. Quand elle est à plat, la voiture est morte, même avec une batterie de traction pleine : impossible de la réveiller.
Le dépannage est le même que sur une thermique : relance au booster sur les points prévus par le constructeur, puis contrôle. C'est notre intervention la plus fréquente sur les électriques, notamment dans les parkings de l'aéroport de Genève après quelques semaines d'immobilisation.
Batterie de traction vide : pas de bidon d'électrons
Si vous tombez vraiment en panne d'énergie, le véhicule prévient longtemps à l'avance et bride sa vitesse. Une fois à zéro, pas d'équivalent au bidon d'essence : il faut remorquer jusqu'à une borne de recharge ou à votre domicile. Certaines dépanneuses proposent une recharge d'appoint, mais le remorquage court reste la solution la plus fiable.
Remorquage : plateau obligatoire, toujours
Les roues motrices d'un véhicule électrique sont liées en permanence au moteur : tractées, elles le transforment en générateur non contrôlé, avec des tensions qui peuvent endommager l'électronique de puissance. Tous les constructeurs l'interdisent.
La seule méthode sûre est le chargement complet sur plateau, quatre roues levées, éventuellement avec des patins si le véhicule est verrouillé roues bloquées. C'est notre standard pour toutes les électriques et hybrides.
